
Vous pouvez télécharger l’intégralité de la thèse de Guillaume Fauquert ici.
Vous pouvez préalablement consulter le Guide des Services pour en savoir plus sur :
La complexité technique des services peut être segmentée selon les activités classiques d’un délégataire, qui sont le captage, le traitement, le transport, le stockage et la distribution d’eau, ainsi que le service à la clientèle. Nous cherchons donc à vérifier cette hypothèse, résumée sur le schéma suivant :

Cette hypothèse a été testée sur une base de données que nous avons rassemblée auprès des Directions Départementales de l’Agriculture et de la Forêt. Cette base de données inédite, la plus complète et la plus précise actuellement, détaillant aussi bien des caractéristiques des contrats que des éléments techniques nous a permis de traiter un échantillon de 832 services exploitables pour l’année 2004. La même étude a aussi été menée sur l’année 2002. Le prix dont nous disposons dans cette recherche est celui à « l’instant t » du contrat, il a donc fréquemment subi une évolution depuis sa fixation initiale.
Des régressions du prix vis-à-vis de déterminants techniques ont mis en évidence plusieurs influences significatives : une hausse du volume consommé, du nombre d’abonnés ou de la densité du réseau implique une baisse du prix. Un fort taux de fuites, le fait d’importer de l’eau ou encore un traitement de l’eau complexe font généralement augmenter le prix (voir schéma ci-dessous). En revanche, nos tests statistiques impliquant d’autres variables techniques n’ont pas permis d’identifier d’autre influence significative. L’influence de ces variables techniques reste difficilement généralisable à l’ensemble des services Français. En effet, il n’a été possible de reconstituer le prix de l’eau que pour 56% des services d’eau de l’échantillon, avec une précision de 20%.

La concurrence pour le marché en tant qu’hypothèse sera testée dans le blog 2/3.